Mathieu Demy, Président de la 13ème édition du festival
MÊME LA PLUIE de Icíar Bollaín
MÊME LA PLUIE
Présenté au Festival de Toronto en 2010 Présenté en ouverture de la 55e Semaine Internationale de Cinéma de Valladolid Film représentant l’Espagne pour l’Oscar du Meilleur Film Etranger Goya du meilleur directeur de la production
Drame historique français, mexicain, espagnol. 1h43. 2010. VOSTF. Avec Gael García Bernal, Luis Tosar, Carlos Aduviri. Distributeur :Haut et Court
Synopsis
Sebastian, jeune réalisateur passionné et son producteur arrivent dans le décor somptueux des montagnes boliviennes pour entamer le tournage d'un film. Les budgets de production sont serrés et Costa, le producteur, se félicite de pouvoir employer des comédiens et des figurants locaux à moindre coût. Mais bientôt le tournage est interrompu par la révolte menée par l'un des principaux figurants contre le pouvoir en place qui souhaite privatiser l'accès à l'eau courante. Costa et Sebastian se trouvent malgré eux emportés dans cette lutte pour la survie d'un peuple démuni…
L'avis de la presse
« Chez Icìar Bollain comme chez Ken Loach, le peuple n'est pas un figurant, mais un personnage à part entière ». Critikat.com
« Un film engagé original, doublé d'une réflexion passionnante sur le processus de création ». Metro
« Epique, caustique et d'une rare poésie ».TéléCinéObs
« L'ombre du "Fitzcarraldo" de Werner Herzog plane et c'est une belle leçon d'humanité qui triomphe ».Elle
Le réalisateur
Le film s'inspire des événements qui ont débuté en 1999 à Cochabamba, une des principales villes de l'Altiplano bolivien, et qui ont opposé le peuple au candidat Aguas de Turani à qui fut concédée l'eau de la ville. En Avril 2000, éclate une véritable guerre de l'eau : des barricades quadrillent la ville, le président bolivien déclare l’état d’urgence, un jeune homme tombe sous les balles des forces de l’ordre. Au terme des protestations, la rue obtient gain de cause : le service d’eau de la ville, privatisé quelques mois plus tôt, repasse dans le domaine public et l’augmentation de tarif est annulée. La légende de la guerre de l’eau de Cochabamba est née. Oscar Olivera en a été l’un des leaders.
« Même la pluie » est le cinquième long-métrage de la réalisatrice. Elle s'est déjà illustrée avec quatre films encensés par la critique et maintes fois récompensés. Elle débute la réalisation avec Hola esta sola ? en 1995, et poursuit avec Flores de otro mundo, sélectionné en 1999 au Festival de Cannes et qui obtient le Grand Prix de la Semaine Internationale de la Critique. Elle est remarquée pour son film choc traitant de la violence conjugale, Ne dis rien, en 2004. Le succès est immédiat en Espagne, le pays le plus touché par cette forme de violence. Il obtient une multitude de récompenses aux Goyas. De même pour son quatrième long-métrage, Mataharis, dans lequel trois femmes, détectives privés à Madrid, mènent leur chemin sans ambages jusqu'au jour où vie professionnelle et vie personnelle vont se mêler.