Sosa est un "Carancho" : un avocat spécialisé dans les accidents de la circulation à Buenos Aires. Grâce aux assurances et à la corruption, il profite sans scrupules des nombreuses victimes de la route qui enrichissent une poignée d’avocats et de policiers mafieux. Un soir, à la recherche de potentiels clients, il rencontre Luján, une jeune urgentiste qui cumule les heures de travail et se drogue régulièrement pour tenir. Leur histoire d’amour commence là, dans la rue, la nuit. Elle essaye de sauver la vie d’un homme, il essaye d’en faire son client.
L'avis de la presse
« Tour à tour polar, film d'amour, pamphlet politique et portrait acerbe du chaos ambiant, Carancho transpire la noirceur et l'urgence, comme lorsqu'on entend le bruit des sirènes tout en sachant qu'il est trop tard. Un grand film ». Brazil
« (…) un cinéma ultrasensible aux enjeux de société, d'une cruelle lucidité et d'une âpreté physique impressionnante ». Le Monde
« Un film très noir qui mêle avec une finesse pertinente histoire d'amour, thriller et sujet social ». Le Journal du Dimanche
« Une passionnante radiographie d'un pays gangrené par la corruption, la violence et les inégalités ». Critikat.com
Le réalisateur
C'est dans son Argentine natale que Pablo Trapero étudie le cinéma à l'université. En 1999, son premier long métrage, Monde Grua, s'attache à décrire le quotidien difficile de la classe ouvrière argentine.
Après ce premier essai remarqué dans de nombreux festivals internationaux, Pablo Trapero met en scène le polar El Bonaerense (2002), sélectionné à Cannes dans la section Un certain Regard. Incarnant aux côtés de Diego Lerman ou Lucrecia Martel la Nouvelle vague du cinéma argentin, il présente à Venise son 3ème long-métrage, le road-movie Voyage en famille (2004), avant de partir en Patagonie tourner Nacido y criado. En 2008, il se rend une nouvelle fois à Cannes pour présenter en compétition Leonera, où il dépeint la vie d'une jeune femme contrainte d'élever son fils en prison.
En 2011, il signe avec Carancho sa première collaboration avec le célèbre acteur argentin, Ricardo Darin. Alors que les accidents de la route représentent la première cause de mortalité en Argentine, le cinéaste a voulu évoquer un problème de société et lever le voile sur une réalité sociale en pointant du doigt ceux qui s'enrichissent grâce à ces accidents.